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lirik lagu louis-jean cormier – les poings ouverts

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[refrain : louis~jean cormier]
j’me sens faiblir quand tu me fais lire ce que tu reçois
si tu veux partir, moi j’veux partir avec toi
j’arrive pas à croire qu’on est déjà rendu là
si tu veux partir, moi j’veux partir avec toi
dans un endroit où personne nous pointe du doigt

[couplet 1 : louis~jean cormier]
les monstres se cachent pas sous nos lits
mais sous notre ignorance
avant de te connaître, j’pensais vivre au paradis
où tout l’monde est honnête, bien ouvert des bras et de l’esprit
mais non, le clan élargit sa clique
derrière l’écran on t’écrit : « retourne dans ton pays »
je me dis qu’on vit parmi les rednecks d’amérique
j’aurai beau vouloir changer la donne avec des mots, de la musique
on sera des bêtes de cirque avant longtemps
étrange pour un jeune peuple aussi vieux jeu d’avoir du mal à vivre en noir et blanc

[refrain : louis~jean cormier]
j’me sens faiblir quand tu me fais lire ce que tu reçois
si tu veux partir, moi j’veux partir avec toi
j’arrive à croire qu’on est déjà rendu là
si tu veux partir, moi j’veux partir avec toi
dans un endroit où personne nous pointe du doigt

[couplet 2 : david goudreault]
océans pleins, radeau vide
ce qui reste d’espoir derrière nos voiles, nos rides
on s’envisage, s’envergure
on se dévisage, se défigure
ce que l’on nie de ce que l’on est
ce qui nous définit nous défait
noir ou blanc de mémoire
aux angles morts de l’histoire
le bûcher de l’un, artifice de l’autre
des esclaves affranchis, des enclaves à franchir
à qui la faute ?
l’erreur se répète, l’humanité bég~ye
l’évolution s’enfarge et le refrain s’enraye
pareils, tous humains, tous d’ailleurs
d’ailleurs, une fois tombés le turban, la croix
y reste qui, y reste quoi ?
on n’est pas ça, on n’est pas seuls
on est d’passage, de portage
de presque rien, de quelques liens
rêves rasés, peuples écrasés
c’est ça, faut se rappeler d’où l’on vient
pour jamais y retourner !

[refrain : louis~jean cormier]
j’me sens faiblir quand tu me fais lire ce que tu reçois
si tu veux partir, moi j’veux partir avec toi
j’arrive à croire qu’on est déjà rendu là
si tu veux partir, moi j’veux partir avec toi
dans un endroit où personne nous pointe du doigt

[couplet 3 : david goudreault]
si tu veux partir, te départir
de ces mots~là, de ces curés, de ces mollahs
si t’es écœurée à ce point~là
à poings ouverts, on part d’ici
à chaque pas, un nouveau pays
on va arrêter de s’en faire, on va s’enfuir

[pont : louis~jean cormier & david goudreault]
mais on va où pour avoir la vie en couleur
voir clair sous nos bandeaux
crever nos dieux en douceur
entre leurs rêves et nos rives
ouvrir nos portes à la dérive, à l’étreinte
à l’avenir
peu importe le cuir (on va s’enfuir)
peu importe la teinte (vivants, vivaces)
sans laisser de traces

[outro]
ici même la vierge marie a la peau blanche
comme on n’en trouvera jamais dans le pays qui aurait connu les anges