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lirik lagu fat cap (fra) - mes racines

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[couplet 1 : bobby buntlack]
originaire des grands ensembles
mon rap rassemble petits et grands ensemble
fat cap, destin lié et blaze trouvé à trois
un soir de pluie cage d’escalier du 9~3
superposé, lits étroits, loin d’être hyper posé
style de vie speed, bridé, ridé
on n’a pas d’fric mais des idées à presser sur disque
pour que les gens se reconnaissent dans le discours
du bout du pays à un autre, universel messagе
fais passer à un autre, c’est notrе rage
la même que celle de plein d’autres de notre âge
ou le vôtre, font passer dans leur lettrage
on bloque sur les voies ferrées
on nous bloque pour des histoires de résine, déférés, incarcérés
on n’aime pas les flics qui ne peuvent pas nous blairer
donc on est quittes, chacun son camp sur le terrain que l’on défend
y a peu d’exemples d’avocats décents
on représente avec nos cordes vocales
recalés devant les boîtes, à la télé mis en boîte
la banlieue fait parler d’elle pour des histoires de c~cktails
de bordel, de barbarisme mortel
de vols, de viols et de violentes tournantes
ce qui tourmente la jeunesse davantage
précarité, vulnérabilité, chômage
hommage à ceux qui s’battent pour élever leur famille
dans ce cloaque à chasser les blattes, ou à être rebeu ou black
si tu m’demandes, bien sûr que j’veux des plaques
et que pour ça, bien sûr qu’y en a qui braquent
[refrain]
mes racines sont dans le ciment, pour le ghetto, mes sentiments
entre l’étau, on est loin d’contrôler tout facilement
si on tient pas en place gentiment
c’est qu’forcément, dans le mental, y a du vital qui manque
mes racines sont dans le ciment, pour le ghetto, mes sentiments
entre l’étau, on est loin d’contrôler tout facilement
si on tient pas en place gentiment
c’est qu’forcément, dans le mental, y a du vital qui manque

[couplet 2 : ferk daxx]
j’ai la rage, frère, combien j’ai vu d’potes tomber par terre ?
répulsés, expulsés par charter, faut bloquer l’artère
93 district, personne ici n’a eu c’qu’il voulait
seulement c’qu’il pouvait comme dans beatstreet
on s’éclate avec un rien, effectif strict, soudé
pour maintenir un lien, garette~ci mystique roulée
nos cerveaux s’effritent, saoulés
trop d’âmes souillées, système rouillé
ancré dans les mœurs, tous se meurent, plus personne veut s’mouiller
tous au bord du gouffre, sur ce ceau~mor
j’évacue, je souffre, méfie~toi de l’eau qui dort
que des miettes on picore, toujours les mêmes porcs qu’on gratifie, qu’on décore
on fait des graffitis pour planter l’décor sans permission
j’suis la fausse note dans la partition
ta position est neutre, j’suis résistant dans la meute, un manifestant dans l’émeute
on n’est pas venu se plaindre, à force de nous restreindre, de nous craindre
le feu faudra l’éteindre
[refrain]
mes racines sont dans le ciment, pour le ghetto, mes sentiments
entre l’étau, on est loin d’contrôler tout facilement
si on tient pas en place gentiment
c’est qu’forcément, dans le mental, y a du vital qui manque
mes racines sont dans le ciment, pour le ghetto, mes sentiments
entre l’étau, on est loin d’contrôler tout facilement
si on tient pas en place gentiment
c’est qu’forcément, dans le mental, y a du vital qui manque

[couplet 3 : bobby buntlack]
à quoi ça sert d’palabrer au milieu d’déséquilibrés calibrés ?
t’es pas à l’abri d’te prendre une balle égarée
viens d’paris, dun crari, on s’croirait dans un film par moments
pourquoi, comment, faut l’vivre pour le voir, descend
banlieusard, ouvre ta fenêtre, cinéma en plein air h24
action, polar, flics en faction, mollards
traction à la barre, fumeurs de zbar se tapent des barres
racontent leurs déboires façon pilier d’un bar
c’est tout une ambiance, ça fait partie d’mon histoire
comme celle de plein d’autres dans la même barque qui dérive
vers on n’sait où, on nous parque en périphérie
cités~dortoirs zoos, dans des appart’ avec vue sur parking et zup, zut
on manque d’esp~ces verts donc on en fume
on revend l’surplus, la bac perquise
j’ai jamais fait d’biz, c’est juste la vérité que j’déguise
c’que j’aime le plus dans les peines, c’est les remises
[refrain]
mes racines sont dans le ciment, pour le ghetto, mes sentiments
entre l’étau, on est loin d’contrôler tout facilement
si on tient pas en place gentiment
c’est qu’forcément, dans le mental, y a du vital qui manque
mes racines sont dans le ciment, pour le ghetto, mes sentiments
entre l’étau, on est loin d’contrôler tout facilement
si on tient pas en place gentiment
c’est qu’forcément, dans le mental, y a du vital qui manque


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